Lucas BERTHOLON: «Je voulais me prouver qu’il n’y a rien d’impossible dans le Sambo»

18 septembre

Le samboïste français Lucas Bertholon a remporté la Coupe du Président de la FIAS de Sambo à Incheon. Il était le plus fort dans la catégorie de poids des 62 kg en Sambo sportif masculin. Dans une interview exclusive pour le site Internet de la FIAS le Français a raconté ce qui le motivait pour gagner.

— Lucas, d’après vous, comment avez-vous pu gagner ce tournoi?

— Personnellement c’est la première année que je participe à des compétitions internationales de Sambo en senior. J’ai déjà participé à la Coupe du monde «Mémorial A. Kharlampiev» à Moscou, ensuite au Championnat d’Europe de Sambo à Athènes, mais les deux fois n’ont pas été très réussies. Maintenant, je voulais me rattraper et me prouver que rien ne m’est impossible dans le Sambo. Heureusement, tout s’est bien passé.

La victoire en Coupe du Président de la FIAS est également importante non seulement en termes de confiance en soi, mais aussi en termes de perspectives de participation aux Jeux Européens qui se dérouleront à Minsk en 2019. Je ne voulais pas rater cette chance, car la victoire me donne les points indispensables.

— Quel est le secret de votre réussite?

— Je pense qu’il y a une combinaison de plusieurs facteurs à la fois. Tout d’abord c’est l’esprit, car je suis arrivé au tournoi avec la «rage de vaincre». De plus, je me suis préparé intensivement en suivant un programme d’entraînement très chargé. Le soutien de mes collègues de l’équipe était important. Bien que dans notre équipe nous n’étions pas nombreux (seulement trois dans ce tournoi), j’ai bien ressenti le soutien de mes camarades à chaque combat.

— Pour vous, cette victoire est-elle égale voire même plus importante que la victoire de l’équipe de France en Coupe du monde de football de 2018?

— Je ne les comparerais pas, ce n’est pas pareil, malgré le fait qu’elles aient beaucoup de points communs. En effet, dans les deux cas, ce sont des émotions inexprimables, inoubliables, mais néanmoins très différentes.

C’est une chose de soutenir l’équipe nationale, de participer à l’euphorie générale, mais c’est tout à fait différent de participer personnellement aux compétitions. C’est une autre sensation que d’aller sur le tapis et donner toute sa force pour vaincre l’adversaire en finale. Dans un cas, vous êtes un observateur, dans l’autre un participant immédiat à l’événement. Mais dans les deux cas, les émotions sont inestimables.